Test
Test de Gears Of War
Avec Gears of War, c'est une page qui se tourne sur les jeux vidéos. Nous savions qu'il était possible de développer des merveilles sur Xbox 360 mais nous avions tous l'impression que la complexité de la machine en rendait difficile voir impossible l'évolution réelle.
Depuis quelques mois déjà, le flux continu d'informations sur le jeu édité par Microsoft Game Studios et développé par Epic Games était révélateur de l'attente des joueurs. Il restait néanmoins à le voir dans son ensemble pour être certain que nous ne nous trompions pas, les campagnes marketing ayant parfois le don de camoufler l'horreur sous des tonnes de paillettes.
Pour Gears of War je vous rassure, il n'en est rien et ce petit test va essayer vous faire comprendre pourquoi.
Les Humains de la planète Sera avaient bâti une glorieuse civilisation.
Tout ce joli monde vivait dans la prospérité jusqu'au jour où ils trouvèrent une autre source d'énergie. Cette dernière, que nous nommerons Emulsion, engendra vite les convoitises et son exploitation commençât.
Malheureusement, devant la fantastique richesse que représentait cette matière, on ne s'aperçut pas assez rapidement des effets néfastes de cette dernière, et elle commença à se révéler d'une haute toxicité pour ceux qui en usaient. Les malformations fœtales se multipliaient, donnant naissance à des enfants souffrant de terribles handicaps physiologiques. Le gouvernement ne voulant pas se passer de sa nouvelle énergie et de la manne financière qu'elle représentait, chercha à étouffer l'affaire. Mais devant la recrudescence des cas, une ultime décision, la plus cruelle qui soit, fut décidée.
La concentration dans des camps fermés de la population atteinte s'appliqua alors. Ils furent parqués dans les endroits les plus reculés de Sera, essayant tant bien que mal de s'organiser pour retrouver une existence décente. Mais la mise à l'écart ne suffisait pas aux politiques. Ils leur fallaient effacer, détruire complètement la preuve de leur erreur, et comme de vulgaires objets que l'on décide de recycler, la mise à mort de ceux que l'on nommait maintenant Locustes fut décidée.
Les Locustes alors s'entraînèrent au maniement des armes, organisèrent leur résistance et leurs capacités au combat s'accrue en même temps que leur haine pour la population du dessus. Apres plusieurs années, ils resurgirent sans crier gare et ce fut le commencement de ce que nous appellerons Pendulum Wars.
Marcus Fenix, fils d'un célèbre tacticien militaire nommé Adam Fenix, c'était forgé une solide réputation de brillant soldat au cours de cette guerre. Notre héros, après avoir engrangé promotions et décorations, commençait à prendre de plus en plus d'importance dans l'organisation militaire de sa planète.
Adam Fenix mort, Marcus du subir en plus le coup de son insubordination et passer en cour martiale. La sentence l'envoya tout droit passer les quarante prochaines années de son existence au pénitencier de haute sécurité de Jacinto.
C'est aux Locustes que Marcus doit sa libération quatre ans plus tard. Ces derniers eurent en effet la brillante idée d'envahir la prison, ce qui permit au meilleur ami de notre héros, Dominic Santiago, d'organiser son sauvetage. Fénix rejoint alors le combat et s'engage dans le conflit qui devint le sien à part entière malgré l'hostilité déclarée de ses supérieurs.
Dès le départ, vous commencer par la mission de sauvetage de Marcus. Vous vous retrouvez plonger dans un champ de ruines, le pénitencier de Jacinto, accompagné de votre ami Dominic.
Très logiquement comme vous vous en doutez, les évènements ne vont pas tarder à se corser, alors conseil, dites-vous que si vous foncez tête baissée, vous êtes mort. L'intelligence artificielle des Locustes à été peaufinée à un tel point que vous vous retrouvez face à des ennemis qui riposteront au moins aussi bien que vous, qui se cacheront et surtout qui élaboreront eux aussi des tactiques d'embuscade. Alors maître-mot, apprenez tout de suite à vous servir du bouton A pour vous mettre à couvert et prenez le temps de viser. C'est d'ailleurs le plus souvent ce que vous aurez à faire, en plus de recharger votre arme et de donner des consignes à vos gars. C'est bien le seul petit bémol du jeu, nous aurions apprécié une plus grande diversité dans les actions.
Une petite pensée pour les barbares qui veulent tronçonner, assurez-vous que votre ennemi est au moins suffisamment amoché avant de lui mettre le coup de grâce au taille-haie, genre deux balles dans les genoux pour les sadiques, et ensuite seulement infligez-lui la mise à mort, sinon vous risqueriez le revers qui fait mal, le Locuste ne meurt pas facilement.
En mode coopération, la facilité de la prise en main et la jouabilité reste à l'identique du mode solo. Vous avez la possibilité supplémentaire de ranimer votre coéquipier agonisant en vous rapprochant de lui avant qu'un Locuste bien attentionné ne l'envoie ad-patres d'un bon coup de pied dans le crane (atroce...)
...Personnellement je ne m'en suis pas encore remise.
Le moteur de l'Unreal Engine 3 est exploité à fond, c'est une pure merveille. Gears of War est de loin le plus beau jeu sur Xbox360, il est même fort possible que nous n'en retrouvions pas d'aussi beau avant longtemps.
Commençons par le design des personnages complètement bluffant. Ils ont été affinés depuis les derniers screens que nous avions eu, et même encombrés de leurs lourds harnachements, la fluidité de leurs mouvements est exceptionnelle. Avec l'amoncellement de détails présent nous aurions pu nous attendre à ce que ce soit la pêche à l'alisasing, mais même pas. Des effets de brillance en note savamment dosée, des visages finement ridés et expressifs, et jusqu'aux yeux dont le pupille se dilate de façon imperceptible. Le tout provoque un choc, c'est tellement parfais que l'on se prend à la chercher ce bug de collision qui ficherait tout par terre! Peine perdue, pourtant je suis la championne du passe-muraille, je n'ai jamais réussit à prendre le jeu en défaut. Lors du Fan Day, j'avais émis un doute sur la qualité des couleurs du soft, trop brune à mon goût. En fait il m'avait échappé que la colorisation peut être réglée dans le mode option de quatre manières différentes, et pour le coup, une fois qu'on le sait la claque est d'autant plus grande.
Pour les gros bouchers, tout ce qui est hémoglobine et entrailles pendantes et dégoûtantes est détaillé avec la minutie d'une expertise médico-légale. Le charcutage en devient d'autant plus prenant que les actes de barbarie sont accompagnés de sons qui leur colle à la perfection : un os qui craque sous le talon est os qui craque sous le talon, une tronçonneuse qui s'enfonce dans la chair offre la même résistance que dans la réalité (du moins je l'imagine, je ne suis pas une psychopathe donc je n'ai pas poussé le test aussi loin...)
Les bonnes fées qui se sont penchées sur Gears of War ont cru bon de lui attribuer une bande originale à en mourir sur place tellement la musique est belle.
Gary Jules c'est chargé du générique que nous connaissons tous "Mad World" ainsi que du reste des ambiances. Sur le coup, quand on ne connaît pas l'histoire, la douceur de la bande son peut étonner. Mais le coté tragique du scénario colle à merveille avec la mélancolique mélodie choisie pour le soft. Gears of War est aussi un appel à la raison, très engagé idéologiquement sous sa couverture de jeu de massacre. Se laisser guider par Gary Jules est quasiment une obligation. Faites-lui confiance, il ne s'est pas trompé.
En mode histoire et selon le choix de difficulté que vous ferez, la durée de vie du jeu peut aller de 10 à 20 heures. Sachant que le mode recommandé est le Vétéran afin de savourer au mieux les délices de l'intelligence artificielle sans pour autant vous faire démonter dès le premier combat parce que vous vous êtes pris pour un foudre de guerre. Ne vous cachez pas, je sais très bien que certain d'entre vous songeaient déjà à le faire, alors oubliez tout de suite sinon c'est 50 heures qu'il vous faudra pour clore la première partie du jeu.
Une fois que vous aurez fini ce mode scénario, la deuxième phase s'impose d'elle-même : le Live bien entendu.
Les fans d'un FPS bien connu comprendront tout de suite quand je prononcerais les mots : possibilités de tuerie à l'infini, nuits blanches et options de cartes en quantités gastronomiques. Tout est là... Si vous vous mettez à jouer avec vos amis sur le Xbox Live, vous n'en décrocherez plus et seul un nouveau FPS aussi bien réussit pourra vous en sevrer.
Nous ne nous étions pas trompés. Gears of War est bien le trésor que nous attendions, et même bien plus puisqu'il cumule toutes les qualités. Jouabilité parfaite, graphismes irréels, bande son enivrante et durée de vie inhumaine en Live. Que dire de plus, le boulot est parfait et les développeurs d'Epic peuvent être fier de leur bébé, c'est un diamant qui vient de naître, et ne pas l'acheter serait une hérésie.
8 / 10
9 / 10
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Par rukia • vendredi 17 novembre 2006 à 11h32
Fiche jeu
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