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Army of Two : Le 40ème jour

Army of Two : Le 40ème jour

Tout comme Hong Kong, la métropole de Shangai est cosmopolite et couve de nombreuses nationalités. Ses buildings, sa fourmilière humaine, son ambiance unique et ses néons aveuglants par centaines sont le théâtre d'une nouvelle guerre menée par Salem et Rios, les deux bad-guys ayant déjà œuvrés dans le premier épisode d'Army of Two. Non contents d'avoir troué une quantité astronomique de gangsters armés jusqu'aux dents, nos deux héros tatoués désirent récupérer le pactole de leur « travail ». Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu et Shangai va devenir l'épicentre d'un conflit explosif. Si vous aimez les merguez piquantes affublées d'une moutarde extra-forte, suivez le guide ! 

 

Au mauvais endroit, au mauvais moment


A l'instant où nos compères s'apprêtent à récupérer le cash, voilà qu'une invasion militaire leur tombe sur le coin du museau et il n'en faut pas plus pour que la ville soit dévastée. L'argent attendra, les deux femmes de ménage doivent se remettre au travail… à coups de grosses bastos, de pétoires rutilantes et poings en titane. Rios et Salem vont suivre les longs couloirs des buildings, arpenter une architecture ambitieuse et se protéger en fonction des différents dénivelés. En terme d'ambiance pure, ne vous attendez pas à une douce mélopée faite de mélodies charmeuses et de coups de pieds dans le derrière. Ici, on est en présence d'une action bourrine, sans réflexion, où les explosions et les déformations de visages sont légion. En bref, on fonce dans le tas en récoltant les munitions et l'argent lâchés par les hommes qu'on vient de zigouiller. Ce cash nous permet d'acheter de nouvelles armes qu'il est même possible d'upgrader à la manière d'un jeu de rôle. Ne vous méprenez pas, cela reste basique mais c'est un plus non négligeable, dans la mesure où tout faire péter est franchement jouissif. Reste à savoir si cette seconde mouture sublime le premier opus tout en innovant suffisamment pour en valoir l'achat.  

 

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L'union fait la force

 

A l'inverse de n'importe quel jeu d'action solo basique, la série Army of Two met en avant la coopération. Cette approche du multijoueur est déjà apparue dans de nombreux jeux, tels que Resident Evil 5, mais cela va beaucoup plus loin dans le titre d'Electronic Arts. Jouable en solo, il est donc indispensable de découvrir le soft à deux pour véritablement s'éclater, que ce soit en local ou online. Imaginez deux hommes au cœur d'une ville gigantesque où l'ennemi peut venir de tous les côtés. Il faut alors s'entraider de différentes manières, en prenant différents chemins, en couvrant son coéquipier, en appâtant l'ennemi… etc. Il faut surtout prendre garde aux déplacements des adversaires dont l'I.A est plutôt correcte. Ils se cachent, vous contournent, tentent de vous prendre à défaut… et les boss sont redoutables, avec une puissance de feu radicale. Il vaut mieux savoir à quoi s'attendre. A noter que dans le mode solo, il est possible de donner des ordres à son collègue pour « singer » le mode multijoueur, mais rien ne vaut le fun de l'action à deux. C'est d'autant plus vrai lorsqu'on tombe sur une personne qu'on ne connaît pas. Au début, on tâtonne, on ne fait que se suivre… et au fur et à mesure, les décisions deviennent plus fluides et on prend un véritable panard à dégommer les affreux pas beaux. Mais parlons-en des différentes possibilités, car elles sont plutôt vastes.

 

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Pas de répit soldat !
 
Pour mener à bien les différents objectifs, chaque action à deux se doit d'être prise rapidement, car les adversaires laissent peu de temps pour réagir. Par exemple, il est possible d'utiliser ses ennemis en otage afin de s'en servir comme boucliers humains. Autre solution, vous pouvez les ligoter pour les mettre hors d'état de nuire, plutôt pratique. Plus vicieux maintenant, vous pouvez faire semblant de lâcher les armes et sortir le drapeau blanc, pour ensuite surprendre vos opposants. Lors des prises d'otages, Salem et Rios peuvent s'occuper des ennemis via un système de lock plutôt bien vu. Tout comme le premier épisode, on retrouve un élément important : les ennemis attaquent celui qui est le plus agressif. De ce fait, durant les affrontements contre les boss, il est de bon ton d'utiliser un des deux héros pour s'acharner contre lui, pendant que l'autre se charge de l'allumer par derrière. Plutôt pas mal ! Et n'oubliez pas, si l'un des deux meurt, la partie est terminée. C'est dans cette optique qu'on retrouve le principe de sauvetage des Gears of Warou, plus récemment, Call of Duty : Modern Warfare 2, sauf que là, il faut non seulement rejoindre son coéquipier blessé,mais en plus le traîner pour le mettre à l'abri. Sacrément flippant quand on continue de se faire canarder ! L'adrénaline est l'un des points forts de ce Army of Two 2 et c'est ce qui fait le charme «macabre » du soft d'Electronic Arts.
 

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La guerre, c'est beau en jeu vidéo

Outre son action très soutenue et ses bonnes idées, Army of Two 2 propose une réalisation nettement plus léchée que lors de la première apparition de la série. Ici, les textures manquent parfois de finesse mais le tout est assez varié et les effets spéciaux font largement leur travail. Shangai est une cité aux milles attraits et les développeurs sont parvenus à mettre en valeur chacune de ses artères urbaines. Si l'ambiance graphique est de qualité, le son ne l'est pas moins. On retrouve un duo des plus « more badass » avec des vannes bien grasses et un lot complet d'explosions, de balles qui sifflent et des coups qui tambourinent. Army of Two 2 ne fait pas dans la dentelle et la durée de vie correcte saura satisfaire les joueurs qui aiment s'éclater sans se prendre la tête. Un feu d'artifice à l'américaine dans une métropole chinoise, avouez que ça a du bon !

 

Gameplay
8 / 10
Avec ses idées en pagaille et son fun indéniable, Army of Two 2 ne fait pas dans la dentelle. Toutefois, malgré sa mise en scène explosive, certaines lourdeurs se font sentir au niveau des déplacements. Il faut vraiment aimer le côté "mastodonte" des personnages, même si on s'y fait rapidement. Pour le reste, rien à signaler, c'est du tout bon !
Graphismes
7 / 10
Même si l'ensemble n'est pas décrocheur de mâchoire, les environnements restent cohérents comme la modélisation des deux héros et de leurs ennemis. Rien d'exceptionnel, mais la qualité des explosions et des différents effets donnent du cachet au titre d'EA.
Bande-Son
8 / 10
Sacrés Rios et Salem, ils s'en donnent à cœur joie pour balancer une salve de bêtises. Les musiques apportent un sentiment de puissance et les bruitages immergent pleinement le joueur dans ce capharnaüm explosif.
Durée de vie
6 / 10
Assez court en solo, il vaut mieux le pratiquer à deux joueurs, que ce soit en local ou online. En effet, la campagne ne dure qu'entre six et sept heures, alors autant profiter du live.
Note finale
7 / 10
Jouissant d'une identité plus marquée que le premier volet, Army to Two : le 40ème jour ne change pourtant pas son fusil d'épaule. Il s'agit toujours de mener deux soldats armés jusqu'aux dents dans un environnement hostile, le tout à grand renfort de coop'. La formule, efficace à plus d'un titre, propose des innovations intéressantes et on aurait aimer une aventure plus longue, mais le constat est sans appel : il s'agit du meilleur volet et il en appelle forcément un troisième ! So good !
Test de Army of Two : Le 40ème jour
Par mardi 9 février 2010 à 11h45
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