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Operation Flashpoint 2 : Dragon Rising
Si les FPS se multiplient, pour le pire et le meilleur, on ne peut pas dire que les fans de FPS tactique soient à la fête en ce moment. Quelques titres ont tenté de se faire remarquer, mais face à l’armée de jeux de shoots à la première personne dans la lignée arcade, ce fut souvent en vain. Aujourd’hui, c’est la série Flashpoint qui revient, avec Operation Flashpoint : Dragon Rising, Codemasters veut ainsi plonger le joueur dans la guerre, comme s’il y était. Fini les adversaires qui ne meurent pas sans une roquette dans les dents, pas de super soldats pouvant affronter seuls une armée, ici place à la stratégie et au réalisme.
La guerre comme si vous y étiez
C’est avec ce slogan que se présente Operation Flashpoint : Dragon Rising, une sacrée promesse, transférer la guerre dans votre salon. La plupart des joueurs sur consoles sont habitués aux FPS arcade, ceux où vous devez massacrer des armées entières, où l’adversaire doit vous tirer dessus au laser pour espérer vous érafler, bref le genre de jeu dans lequel vous vous baladez avec un véritable arsenal et où vous changez d’arme en un clin d’œil. Il va falloir vous habituer au changement, car le successeur d’Operation Flashpoint premier du nom, est une véritable simulation. Il peut suffire d’une balle pour mourir et la plupart des affrontements se font à longue distance. Lorsque l’un de vos collègues vous annonce un ennemi à vingt-cinq mètres, vous pouvez déjà paniquer. N’espérez pas non plus vous jeter à l’assaut d’un blindé sans préparer l’opération. Il vous faudra près de cinq secondes pour assembler votre arme et autant pour recharger, pensez alors à vous mettre à couvert, car le véhicule n’aura pas besoin d’autant de temps pour vous faire mordre la poussière. Heureusement, vous bénéficiez d'un arsenal à la hauteur pour réaliser vos missions, fusil de sniper, mitraillette, pistolet, fusil à loupe et armé d'un silencieux, lance-missiles anti-blindé ou missiles air-sol sont au menu. Un véritable arsenal qui ne sera pas de trop pour faire face à toutes les situations qui vous attendent.
Avant de vous lancer à l’aventure, vous aurez tout de même le droit à une explication de votre combat. C’est à l’aide d’un enchainement de dates et d’événements historiques que vous apprendrez que l’île de Skira, propriété russe de 220 km², a été envahie par la Chine. Le géant chinois, en panne de pétrole, veut récupérer les ressources de l’île, bien entendu la Russie n’est pas d’accord et appelle ses alliés américains à la rescousse. Cette explication est claire et reprend l’histoire de l’île sur plusieurs siècles, instaurant du coup un contexte géopolitique intéressant et réaliste. Malheureusement, cette entame prometteuse ne sera qu’un coup dans l’eau puisque par la suite vous ne ferez qu’effectuer des missions indépendantes. Il est dommage qu’un scénario si intéressant ne soit pas un peu plus poussé, mais après tout, cela le rend d’autant plus réaliste, le soldat de base réalise les missions qu’on lui demande et n’a donc pas une vision d’ensemble.
Début de la mission
Vous aurez à parcourir onze missions plutôt variées, chacune d’entre elles comporte des objectifs principaux et obligatoires, des objectifs secondaires facultatifs et un objectif bonus qui offrira un trophée ou un succès pour les joueurs console. Vos supérieurs vous demanderont par exemple d’assassiner un gradé, de détruire des défenses air-sol, d’abattre un hélicoptère venu en renfort, d’empêcher des camions de ravitaillement d’atteindre leur destination ou encore d’infiltrer une raffinerie ennemie. Vous devrez tour à tour vous faire discret, ou prendre les armes pour mener à bien votre mission. Les étendues dans lesquelles vous vous déplacez sont immenses et vous pouvez profiter du relief du terrain, utiliser les arbres, les herbes ou les collines pour vous cacher. Chaque joueur choisira alors le chemin qui lui plait, il sera donc possible de revenir sur les précédentes missions et de choisir un itinéraire différent, de quoi donner envie de rempiler pour certaines batailles.
Vous pouvez évoluer debout, accroupi ou allongé, vous changez de position d’un simple clic et chacune offre son lot d’avantages et d’inconvénients. Debout, vous êtes très facilement repérable, mais vous pouvez vous déplacer en courant. Accroupi, vous pouvez toujours courir, tout en restant plus discret, par contre la visée sera tremblante. Allongé, vous serez le plus furtif possible et vous pourrez viser très précisément, par contre la vue est limitée par l’environnement et vos déplacements seront très lents. Il faudra varier selon les situations, lorsque vous serez dans un territoire ennemi, vous ramperez de longues minutes pour éviter les soldats ou les prendre à contre sens. En revanche, vous devez arriver rapidement à un point défini, il faudra prendre le risque de se montrer et de courir.
Vous ne serez pas seul sur le champ de bataille, vous aurez avec vous trois compagnons placés sous vos ordres. Vous pourrez leur demander de vous suivre, de contourner l’ennemi, de faire un tir de barrage pour vous laisser le temps de vous mettre en position, d’aller à un point précis et bien d’autres choses encore, les ordres possibles sont complets et vous offrent des possibilités tactiques très importantes. Pour vous faire obéir, il suffit d’appuyer sur une touche pour faire apparaitre une interface comprenant les types d’ordres comme l’attaque et la défense, un clic dans une direction et vous entrez dans les sous-menus, simple et pratique. Il est même possible de cibler un point précis de la carte, il suffit de l’afficher et de pointer le lieu qui vous intéresse, le reste ne change pas. Le même système est utilisé pour les frappes aériennes, vous ciblez l’endroit à bombarder, vous appuyez sur une touche et vous n’avez plus qu’à choisir le type de renfort dont vous avez besoin, fumigènes ou tirs de barrage par exemple. Cependant, vos alliés ont un gros problème d’intelligence artificielle. Exemple qui vous donnera envie de les massacrer, un hélicoptère survole la zone, vous rampez donc pour ne pas vous faire remarquer. Soudain, l’un de vos compagnons décide de se lever pour éviter un buisson, vous êtes repérés et vous recevez un joli cadeau explosif du ciel, vous venez de perdre quinze minutes à ramper dans l’herbe. Malheureusement (ou heureusement), vos adversaires auront aussi quelques problèmes d’I.A. En pleine fusillade, un soldat ennemi ira se cacher derrière un baraquement, geste intelligent, mais alors que vous le contournez, il restera immobile à regarder ailleurs sans surveiller un éventuel ennemi venu l’achever. On peut aussi y ajouter que lorsqu’il s’agira de conduire un véhicule, il ne faudra pas compter sur vos camarades, ceux-ci seront de bons passagers et tireurs, mais ils semblent allergiques à la conduite, sauf si vous leur donnez des ordres. Il faudra alors choisir entre le poste de pilote et celui de commandant, vous donnerez alors la direction à suivre et les cibles à tirer, un rôle peu évident qui demande de tout faire à la fois. En parlant des engins, sachez que vous aurez la possibilité de prendre le contrôle de plusieurs d'entre eux, dont les jeeps militaires armées de canon, les blindés ou encore les hélicoptères, de quoi varier les plaisirs, surtout à plusieurs puisque dans ce cas, vous pourrez essayer les différents postes de ces véhicules de guerre.
Pour survivre à la guerre, il faut devenir la guerre
Comme toute bonne simulation, Operation Flashpoint Dragon Rising se démarque par son immersion. Vous souffrirez avec votre avatar virtuel et ressentirez ses émotions lorsqu’allongé dans l’herbe, vous entendez le son des balles fuser, l’impact dans la terre juste sous vos yeux projetant de la boue sur votre visage et gênant donc votre visée. Si vous êtes touché, il faudra vite sortir un bandagepour arrêter le sang, mais vous ne guérirez pas pour autant. Un bras touché et votre visée devient moins précise, si c’est la jambe, n’espérez pas courir. Vous l’aurez compris, chaque échange de coups de feu est un véritable pic d’intensité. Les balles fusent et votre adversaire au loin tente de s’abriter, voire de se fondre dans la nature, ce qui vous causera souvent des soucis, car vous ne saurez pas d’où viennent les tirs, à l’opposé votre adversaire semble savoir précisément où il tire.
Codemasters a cependant fait un grand travail d’immersion tout en gardant le jeu adapté à tous les joueurs. En mode normal, le joueur pourra bénéficier de nombreuses aides visuelles sur la position des ennemis ou de ses objectifs et verra ses alliés revenir à la vie lors d’un checkpoint. Pensé pour le public débutant dans les simulations, principalement sur console, c’est un plus à ne pas négliger, car il permet à tout le monde de pouvoir s’amuser avec un jeu exigeant. Les habitués passeront directement en mode difficile. Les plus tenaces choisiront le mode hardcore et là, ça ne rigole plus. Oubliez les aides visuelles, les alliés ressuscités et surtout les checkpoints. La moindre faute se paie par un retour direct au début de la mission, un bonheur pour ceux qui veulent pousser la simulation à son paroxysme.
Il faut bien avouer que le travail fait sur les bruitages est de toute beauté. Les armes ont toutes un son différent, si vous êtes sur un sol dur, vous entendrez même les douilles tomber au sol. L’utilisation d’un silencieux se fait sentir aussi, le son est étouffé et le tout résonne parfaitement à l’oreille. Les explosions sont impressionnantes, faites exploser un camion-citerne, vous entendrez la différence par rapport à un camion vide, la distance aussi changera la façon dont vous percevez le bruit. On ne peut que féliciter Codemasters pour le soin apporté à cette partie du jeu. Il est d’autant plus dommage de gâcher la bande-son avec des doubleurs peu convaincants. L’intensité de la situation n’est pas vraiment présente, certes si l’ennemi est proche, vos subordonnés chuchoteront, mais avec la conviction de votre voisin au cinéma demandant qui est l’acteur principal. Ajoutons-y des fautes de traduction à l’oral, mais pas à l’écrit étrangement et on ne peut que regretter que les voix ne soient pas à la hauteur du reste de la bande-son.
Autre souci empêchant de se sentir au cœur du conflit, les graphismes laissent passer quelques points importants. Le problème majeur est le clipping. Vous devrez ramper souvent dans les hautes herbes pour vous cacher, malheureusement lorsque la végétation n’apparait que sur quelques mètres, il est bien difficile de prévoir à l’avance vos déplacements. Vous pourrez apercevoir un buisson et deux touffes d’herbes et en vous approchant, il s’agit en fait d’une véritable jungle. Heureusement, les véhicules sont bien modélisés et les soldats plutôt réussis de près, mais un peu carrés de loin. Sans atteindre des sommets graphiques, le soft s’en sort plutôt bien et on regrettera principalement des bâtiments totalement désertés, les faisant ressembler à des entrepôts venant d’être vidés. Enfin, dernier problème rencontré, il est rageant que certains objets soient tout simplement invulnérables à certaines armes. Pour faire exploser un camion-citerne, il faudra recourir au C4, ni les balles, ni même une grenade n’auront suffi à provoquer l’explosion du véhicule.
Delta Bravo, renforts demandés
La guerre, tout seul, c’est un peu difficile, à plusieurs par contre, c’est bien plus facile. Operation Flashpoint Dragon Rising dispose d’un mode multijoueur complet vous offrant la possibilité de refaire la campagne en coopération ou bien d’affronter une autre équipe. Notez que la campagne peut être faite jusqu’à quatre, et que les deux modes de jeux en affrontement seront limités à huit joueurs sur PS3 et Xbox 360, contre trente-deux sur PC.
Le mode campagne en coopération est un plaisir, tout simplement car il retire l’I.A. défaillante de vos alliés. Du coup, les avancées sont bien plus maitrisées et les fusillades bien plus tactiques. L’impossibilité de s’éloigner de plus de deux cent cinquante mètres du commandant renforce le travail d’équipe, obligeant tous les joueurs à travailler ensemble, un régal.
Les deux modes d’opposition, versus et infiltration, sont des classiques du genre. Tout d’abord, un versus voyant deux équipes s’affronter, la recherche des troupes adverses et la peur de les voir apparaitre d’un coup dans votre dos, offre des avancées prudentes et change radicalement de ce que l’on a l’habitude dans les FPS classiques.
Infiltration oppose deux équipes, l’une défend un lieu, l’autre veut s’y attaquer. Là encore, le fait d’être dans une simulation change radicalement la façon de jouer et d’évaluer la situation. Si vous avez aimé la campagne solo, nul doute que vous serez heureux de reprendre votre treillis pour ramper dans l’herbe avec des amis.
Operation Flashpoint Dragon Rising est donc une simulation de guerre, un genre presque inexistant sur consoles de salon. Conscient du problème, Codemasters permet aux débutants de s’initier grâce à un mode normal assisté sans être simple, évitant de se perdre dans les larges cartes proposées. Les habitués pourront tenter la grande aventure avec le moins d’aide possible, mais ils sacrifieront sans doute le solo et leurs compagnons à l'I.A. défaillante pour se réfugier vers le multijoueur et de vrais compagnons. Ce nouvel épisode de la série Flashpoint est donc parfait si vous voulez découvrir ce que signifie la tactique dans un FPS. Il est dommage que l’I.A. soit si peu convaincante et que les graphismes souffrent d’un clipping aussi important, certains sceptiques auraient sans doute craqué plus facilement.
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Par Aalok • mardi 3 novembre 2009 à 00h43
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Je vois une grande différence entre la version 360 et PC, niveau graphisme sur pc c'est largement meilleurs malgré une grosse demande en ressource, le jeu tourne bien avec une config plus petite...
Il ne faut pas oublier qu'en mode normal le jeu reste assez difficile par son système de sauvegarde qui est limité et risque d'en couter plus d'une vie ^^ Mais cela reste un bon jeu ^^il y a 2 années -
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Il est clair que la version PC est supérieure au niveau graphisme, le réalisme est tout bonnement hallucinant, je suis allé voir comment ils faisaient pour recréer de telles explosions sur le site inside the game, c'est carrément énorme en plus on peut s'y essayer aussi allez voir c'est pas mal...
http://game-on.intel.com/fra/geekout/inside-the-game/defa...il y a 2 années
Fiche jeu
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