Test
Shadow Complex
À son annonce à l'E3 en juin dernier, on nous promettait un jeu dans la lignée des très respectés Metroid et Castlevania Symphony of the Night. Tous deux basés sur l'exploration d'un ensemble de zones, arborant un coté RPG en limitant l'exploration du joueur en fonction de son statut d'évolution, ils ont su ajouter à l'habituel jeu de plateformes une dimension plus fouillée, plus RPG. Shadow Complex est-il à la hauteur des dires de ses concepteurs ?
Shadow Complex, un savant mélange d'époques
Le premier point marquant concernant ce jeu est sans nul doute ses graphismes tout en 3D mêlés à un gameplay 2D. En effet, à la manière d'un New Super Mario Bros, vous parcourez l'univers du jeu simplement en évoluant grâce à un scrolling horizontal 2D. Ajoutez à cela quelques phases de tir en 3D lors de l'utilisation de mitrailleuses et des ennemis qui ne viennent pas nécessairement du même plan que vous, c'est-à-dire qu'ils peuvent tirer de plateformes situées dans la profondeur du décor (ie. l'axe z pour les mathématiciens) et vous obtiendrez un gameplay old school dépoussiérée. Il est toujours difficile de caractériser la qualité d'un jeu par ses graphismes, mais nous nous trouvons devant une production dotée d'une réalisation du tout premier choix. Au milieu de décors d'une beauté et d'une finesse saisissante, les animations sont fluides et les effets graphiques impressionnants, tels la déformation de l'eau ou le passage derrière une vitre, saisissant. Bienvenue Unreal Engine 3 !
En parlant du gameplay, qualifié plus tôt de "old school dépoussiéré ", description pouvant sembler contradictoire, il suffit de jouer pour comprendre comment le jeu a su allier avec style deux époques. Vos ennemis vous attaquent de toute part et il vous faudra répliquer en tirant non seulement sur votre plan, mais aussi sur la profondeur comme nous le voyions plus tôt. Sachez cependant que même s'il est possible à l'aide du stick analogique droit de viser manuellement, le plus souvent, la visée est automatique ce qui facilite et assouplit grandement le gameplay. En revanche, on déplore des imprécisions du côté de la visée automatique lors de certaines phases ou l'assistance ne vise pas forcement où on le souhaiterait. Cela ne constitue rien de bien dramatique pour autant.
Du côté des armes, nous ne sommes pas en reste avec une arme évolutive passant du simple pistolet à la plus perfectionnée des mitrailleuses pour finir avec... une arme vraiment utile. Et votre personnage n'est pas non plus épargné par toute cette liste d'upgrade avec la possibilité de faire évoluer son armure et sa combinaison. Ainsi, après avoir débusqué les éléments d'armures, vous serez apte à respirer sous l'eau, effectuer des doubles voir triples sauts à l'aide d'un étrange "jet-pack" ou courir à grande vitesse par exemple. Par conséquent, votre manière d'aborder les ennemis ainsi que le gameplay évoluera sensiblement au fil de votre progression ce qui évitera au joueur de se lasser en repassant plusieurs fois par le même endroit. Vous pourrez aussi augmenter le nombre de munitions portées. Pour cela, il vous faudra trouver des caisses cachées dans divers endroits du jeu ce qui constituera une tache longue et minutieuse. En dehors du tir principal, vous aurez à votre disposition tout un arsenal d'armes (grenades, missile, mousse, grappin, etc.) faisant évoluer le comportement de votre personnage ainsi que les zones qui lui seront accessibles.
Baignez vous dans l'ambiance graphique... oubliez le scénario !
L'ambiance est quant à elle bien rendue avec, à divers endroits du jeu, une bande son venant se greffer, rythmant et plongeant le joueur dans l'ambiance. À cela s'ajoutent des effets sonores (tirs, cris, etc.) qui réagissent différemment selon les environnements. Lorsque votre personnage se trouve sous l'eau par exemple, vous n'entendrez que les fréquences basses, produisant ainsi, un rendu très réaliste. Il n'y a pas que les sons qui sont modulés par les environnements. En effet, jamais la notion de "lumière dynamique" n'a été plus juste. Pour justifier ce point, il vous suffit de vous munir de votre fidèle lampe de poche, véritable outil à détecter les passages secrets, afin de vous rendre compte à quel point la lumière est bien gérée. Il vous arrivera de traverser des chemins sombres ou seul votre lampe de poche vous guidera. Il ne faut certainement pas oublier le rôle majeur que tient le choix du jeu de couleurs dans ce jeu. Variant de nuances "flashy" en passant par des teintes désaturées jusqu'aux bleus diffus, ils contribuent largement à l'immersion du joueur.
Le scénario, habituellement partie intégrante de l'ambiance dégagée par un jeu, n'est ici plutôt quelconque et déjà vue, malgré ce que tente de faire valoir Epic en annonçant haut et fort sa rédaction par Orson Scott Card. On nous ressort l'éternelle histoire de l'amoureux volant au secours de sa demoiselle enlevée par des méchants terroristes. Et tant qu'à trouver des stéréotypes, rendons cet homme beau garçon et fort, ayant refusé de suivre la voix de son père en renonçant a l'armée. Mesdemoiselles, vous succomberez au charme de ce mâle tendre, viril et humain. Messieurs, vous serez révoltés rencontrant encore un homme parfait idéalisé à l'américaine par une sauce sans réelle saveur que la femelle, pour laquelle vous êtes parti en quête, cherche de tout son coeur... Prenez-en de la graine. Ce n'est pas pour autant que cela se révèle catastrophique, le scénario ne présentant clairement pas l'intérêt principal du jeu. Cependant, les missions qui consisteront à vous rendre d'un point de départ à un pont d'arrivée, en tuant tous les méchants terroristes sur votre passage, sont agréables, et ce, grâce à la géométrie et à l'architecture des niveaux. Cette dernière est encore un point qui rappelle Castlevania SOTN et Super Metroid.
Tiens-moi en haleine
La difficulté en mode normal, sans être insurmontable, vous fera rencontrer certaines phases corsées où il vous sera nécessaire de recommencer à de nombreuses reprises. Par exemple, il vous faudra réussir à traverser une salle dont le sol est recouvert d'eau et dans laquelle circule du courant électrique. Les sauts doivent alors être réalisés au millimètre près et il vous sera nécessaire de réitérer vos essais, sauf si vous êtes moins maladroits que votre serviteur. D'autres phases comportent un nombre d'ennemis conséquent et placés d'une telle manière qu'il vous faudra trouver un moyen sûr pour les aborder. Néanmoins, pour les moins téméraires d'entre vous, ou pour ceux qui se trouveront bloqués dans une situation qui les agace, les développeurs ont laissé la possibilité de modifier la difficulté du jeu à tout moment de votre aventure. Enfin, les points de sauvegarde sont repartis d'une façon homogène et réfléchie.
Du coté de la durée de vie, on peut estimer que pour le prix du jeu (1200 Microsoft Points), on nous en donne pour notre argent : il vous faudra compter un peu plus de six heures pour terminer la campagne. Cependant, les joueurs frappés de collectionnite aiguë devront en passer bien plus afin de faire évoluer leur personnage au maximum, débloquer tous les succès, explorer la carte à 100 % ainsi qu'obtenir tous les objets. Comparé à la durée de vie de certains jeux "matériels" vendus six à sept fois plus cher pour la même durée de vie, Shadow Complex fait figure de très bon élève. Il n'y a cependant pas de mode multi, ce qui n'est certes guère surprenant, mais qui, s'il avait été médité, aurait pu constituer un plus intéressant.
Il est finalement difficile de classer Shadow Complex dans un genre. Au premier abord, plateformes par son gameplay, il navigue vers le beat them all par la suite, en chatouillant le genre puzzle et exploration grâce à son terrain immense et labyrinthique, pour enfin afficher un franc côté RPG dû a l'évolution du personnage. C'est pourquoi il rappelle Metroid et Castlevania Symphony of the Night comme l'avaient annoncé ses développeurs.
Évoquons enfin la nécessité de l'évolution du personnage : à la manière d'un Super Metroid, il vous faudra disposer de certaines armes afin d'ouvrir portes et passage ou de disposer de la "super vitesse" afin de traverser certains passages. Les clins d'oeil sont nombreux et il apparaît plus comme un hommage plutôt qu'une copie. Vous vous rendrez compte que même certains passages du jeu rappellent cette inspiration, notamment l'évasion d'une salle explosant, très similaire à la première phase de Super Metroid.
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Par Yakamya • jeudi 17 septembre 2009 à 19h16
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Très juste comme test.
C'est pour moi l'un des meilleurs jeux du XBLA, si ce n'est LE meilleur.il y a 2 années -
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Ah bah moi qui doutais de ce jeux, je sais ce qu' il me reste a faire quoi ... Ya pas a dire, en terme de graphisme, la nouvelle fournée des jeux Xbla est vraimment bonne !il y a 2 années