Test
Bionic Commando
Après un passage sur le XLA (Bionic Commando Rearmed, remake de l'épisode sorti en 1988 sur NES), Capcom décide de confier à nouveau le développement de Bionic Commando à GRIN, pour un épisode tout en 3D. Différence remarquable avec l'épisode original, il est possible de sauter en plus d'utiliser un bras bionique. Ce même bras, qui permet de se grimer en Tarzan de l'impossible, nous offre la possibilité de s'accrocher aux pylônes, branches et autres plafonds. Mais on le sait, l'originalité peut se payer chère dès lors qu'elle est mal négociée. Ce virage de gameplay est-il néfaste pour le jeu ? Va-t-on se retrouver avec un énième jeu d'action sans intérêt et sans challenge ? C'est ce qu'on va tenter d'éclaircir...
Avant de se lancer à l'assaut du titre, faisons un rapide retour dans le passé. Bionic Commando naît sur arcade en 1988, avant d'être porté sur NES en 1990. Marquante sur de nombreux points, cette série sera par la suite adaptée sur différents supports (Game Boy, Game Boy Color, Amstrad CPC, Atari ST, Amiga...). Dans ce soft d'antan, le joueur dirige un commando (qui porte plusieurs noms selon la version : Super Joe, Ladd ou Radd Spencer) en prise avec une armée nazie futuriste. L'idée du grappin était très originale et représentait un véritable challenge pour l'équipe en charge du développement. Un effort tout particulier a été porté sur le level design et l'animation. Dans les jeux 2D, le scrolling a une importance capitale. Mal géré, on peut alors se retrouver en présence de clignotements de personnages et autres ralentissements, ce qui ne fût pas le cas de Bionic Commando. Si au Japon, le jeu est resté comme les géniteurs l'ont souhaité, cela se passa différemment aux États-Unis... et donc en Europe où l'on a la mauvaise habitude d'hériter des versions US. Dans l'édition originale, on notait la présence anachronique d'Adolf Hitler... ressuscité par des scientifiques un peu barrés et les ennemis n'étaient autres que des nazis. Dans les autres versions, Hitler voit son nom changer en Master -D (super !) et les nazis deviennent les Badds. Seule la séquence de fin, sanglante à souhait, demeura... ce qui est surprenant vu le "politiquement correct " collant au Nintendo de ce temps reculé. Bref, c'est un jeu qui a marqué et qui laissa une empreinte dans l'histoire vidéoludique. Autant dire que Capcom n'avait pas intérêt à se louper pour cet épisode, surtout lorsque l'on sait que la série fait parti du TOP 100 des plus grands jeux vidéo de l'histoire.
D'un point de vue scénaristique, Bionic Commando débute dix années après l'épisode sur NES. On y incarne Nathan Spencer, ex-agent de la FSA, doté d'un bras bionique à la suite d'une blessure de guerre. Il se retrouve emprisonné sur ordre du gouvernement qui craint à présent les soldats bioniques. Le jour de son exécution, l'association terroriste Bioreign fait exploser une bombe qui détruit et irradie Ascension City. Afin d'attaquer le territoire ennemi, Joseph Gibson directeur du TASC, que Spencer a sauvé par le passé, lui demande de pénétrer Ascension City. Afin d'obliger Spencer à accepter, Gibson lui promet des informations sur sa femme qui l'aurait quittée. Spencer, obsédé par l'idée de la retrouver et surtout certain qu'elle ne l'a pas quittée de plein gré, accepte sa mission. Certes, rien de très impressionnant, mais ce n'est pas là que réside l'intérêt du jeu.
Un faux air de Lost Planet
À première vue, ce Bionic Commando a un air de Lost Planet. Plusieurs raisons expliquent cette impression ne s'arrêtant pas au partage du même éditeur. La plus flagrante est la vue à la troisième personne, très similaire dans ces deux jeux. Ensuite, nous retrouvons dans ces deux productions un personnage animé d'une façon remarquable, mais la comparaison s'arrête là à ce niveau : bien que dans Lost Planet, il est possible d'utiliser un grappin, il se résume a une utilisation sommaire. Dans Bionic Commando, comme dans l'épisode original sur NES, il constitue l'élément principal du gameplay qui confère au jeu toute son originalité.
Ce grappin dispose d'une panoplie d'actions relativement large : il vous permet de vous balancer d'un élément à un autre afin de vous déplacer rapidement sans toucher le sol (chose qui se révèlera nécessaire lors de passage au travers de rues inondées, l'eau étant fatale pour notre personnage), d'arracher des objets obstruant votre progression, d'envoyer des éléments (voitures, rochers...) en l'air sur des ennemis, de fouetter tout ce qui vous entoure une fois la jauge d'adrénaline chargée et d'attraper vos ennemis pour leur donner un bon coup de pied, ou encore de les lancer sur leurs semblables ! Combiner toutes ces possibilités rendent les combats mouvementés et prenants. Cela ne signifie pas pour autant que vous abandonnez les armes à feu classiques. En effet, il vous est encore possible d'utiliser les pistolets, machine gun, grenades, lance-roquette...
Voici donc de quoi enrichir le gameplay déjà bien complet, afin de vous permettre un large choix de moyens d'aborder les ennemis : bourrin au corps à corps, sournois avec des grenades ou même acrobate en usant du décor. Et pour compléter des phases de combats enjouées, les développeurs ont eu la merveilleuse idée de placer ça et là des phases de plate-forme où vous devrez maitriser le timing afin de les franchir. Pour traverser les larges perspectives qu'offre le jeu, il est nécessaire de s'accrocher à un appui (poteau, support de panneau ou de feux tricolores, arbre, grue...) afin d'effectuer, à l'aide du joystick, un mouvement de haut en bas pour balancer Spencer, puis de relâcher la prise pour s'accrocher à une autre. La prise en main n'étant pas immédiate, un tutoriel est présent pour aider le néophyte. Alors que beaucoup de jeux se contentent d'actions automatisées facilitant la progression du joueur, ici un simple réticule indique le moment le mieux adapté pour lâcher prise afin d'attraper le support suivant avec le grappin. Cela offre un peu de challenge -mais rien d'insurmontable- et rend cette partie plate-forme du jeu jouissive une fois l'outil bien en main. Pour augmenter ce challenge, il est possible de désactiver l'affichage de ce réticule.
Train-train sur rail...
Malheureusement, alors qu'il était légitime d'espérer une certaine liberté pour parcourir les niveaux, il n'en est rien : il est impossible de sortir du rail tracé par les développeurs sous peine d'être irradié, ce qui engendrera une mort certaine... Cette linéarité est même parfois excessive : alors que vous tentez de suivre loyalement le couloir, vous vous retrouvez irradié en sortant de quelques mètres de la zone saine à cause d'un appui sur le mauvais gratte-ciel. La frustration est d'autant plus importante que les larges perspectives qu'offre le jeu auraient pu laisser un choix plus grand de chemins alternatifs.
Cela me permet de parler des environnements vastes et riches. Depuis une ville détruite par une bombe, en passant par des tunnels sous terrains, puis une forêt, une zone pétrolière, un bref passage sur la mer et j'en passe, le jeu réussit à proposer des zones propices au mode de déplacement de notre héros. Et des artifices lumineux remarquablement rendus (couchés de soleil, orage, nuit) constituent une valeur ajoutée forte agréable. La progression à travers ces niveaux ne présente pas de difficulté particulière une fois le gameplay pris en main. L'agencement des divers supports étant pensé pour aider le joueur dans sa progression.
Point de vue technique perfectible
Graphiquement, ce Bionic Commando ne se situe clairement pas au niveau d'un Resident Evil 5 ou d'un Gears of War. Cependant, il s'en sort honorablement malgré un aliasing prononcé et des textures pas toujours parfaites. Tout comme je l'ai dit plus tôt, c'est au niveau des jeux de lumière qu'il apparait sous un jour meilleur. Pour continuer sur le plan technique, un élément est fort appréciable : l'utilisation judicieuse des vibrations de la manette. Celles-ci participent parfaitement à l'immersion du joueur. De plus, la bande sonore est entrainante. Elle reprend admirablement les thèmes originaux de Bionic Commando (sur NES) et le doublage de Spencer est chapeauté par Mike Patton, ex-chanteur de Faith No More. Pas mal !
En parlant de ce doublage, il est important de noter un gros point noir au niveau des sous-titres : leur apparition est aléatoire. Cependant, cela ne se révélera jamais un obstacle dans la mesure où l'objectif est indiqué sur votre radar. Certaines informations importantes seront données lors du piratage des relais : celles-ci concerneront parfois les points faibles des ennemis ou des éléments du scénario comme le passé de Spencer.
Quelques boss sont présents dans Bionic Commando, mais ne constitueront pas de véritables obstacles une fois leur point faible décelé. Ils vous permettent cependant d'exprimer tout votre art dans la combinaison des attaques aux armes à feu et de l'utilisation de votre bras bionique. En revanche, la durée de vie est relativement courte sans être ridicule. Le jeu se situe dans la moyenne. Rajoutez à cela les différents niveaux de difficulté, le jeu en ligne...
On peut aussi regretter la faible croissance de la difficulté qui aurait pu, si le jeu avait été plus long, lasser le joueur. Enfin, j'émets quelques réserves sur l'intelligence artificielle un peu trop molle : il arrive couramment de chercher un ennemi qui clignote encore sur le radar afin de lui régler son compte. Il reste gentiment en place en attendant son tour. Toutefois, cette petite imperfection n'est pas notoirement ennuyante en raison de la relative immobilité des ennemis ; ceux-ci étant en effet cantonnés à rester en place en raison de la conception des niveaux.
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Par Yakamya • dimanche 14 juin 2009 à 12h47
Avec la collaboration de Manga
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moi je l'ai fini et j'ai trouver pas mal comme jeux l'un des gros defaut qui ma gêné était qu'il n'y a pas assez de cinématique (3) qui explique l'histoire
et les ennemie sont de simple soldat et l'évolution du perso pas sans qu'on le remarque vraiment mais a par ça il est bien pour un week-end
il y a 2 années -
Fiche jeu
Bionic Commando
- 360
- Genres : Action / Aventure
- Sortie FR : 22 mai 2009
- Meilleur prix (neuf) : 10,5 EUR
- Ce jeu d'action/aventure vous plongera dans la peau de Nathan Spencer, un agent du gouvernement condamné à mort pour de nombreux meurtres qu'il n'aurait, selon lui, pas commis. En reconnaissance des services rendus pour son pays, le gouvernement décide alors de retarder la date de sa mise à mort. Trois ans plus tard, date de son exécution, une attaque terroriste détruit la ville d'Ascension City. Le gouvernement décide donc de faire appel à Nathan Spencer...
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