Burnout Paradise est l'exemple typique des jeux qui cartonnent des mois après leur sortie. On l'oublierait presque, mais le petit protégé de Criterion a vu le jour un certain 24 janvier 2008, permettant de commencer l'année dernière sur les chapeaux de roues (c'est le cas de le dire). Au cours des douze mois qui suivirent, le développeur a lancé une multitude de packs additionnels, à la fois gratuits et payants. Pour autant, conscient que tout le monde n'a pas mis la main sur leur bébé, ils ont décidé de sortir pour 2009 une version complète (comprenant même le mode Party) sobrement intitulée The Ultimate Box. L'intention est louable mais pour quel résultat un an après ? A noter que vous pouvez compléter la lecture du test par l'article traitant de la toute première version de Burnout Paradise.
Grand Paradise Sunrise
Dans le fond, Burnout Paradise reste égal à lui-même. On est accueilli par l'excellent « Paradise City » du groupe Guns N'Roses. Difficile de faire meilleure intégration pour le jeu de Criterion. On est donc pleinement immergé dans cette ville gigantesque aux multiples quartiers et artères. Mais avant de jouer, il faut passer par la case « petit nouveau » qui se matérialise par un long discours présentant les différents coins citadins, suivi de l'obtention de votre permis. Heureusement, le doublage est de qualité et permet de faire passer la pilule. Autant dire qu'avec 400 kilomètres de superficie, Paradise City ne va pas révéler ses secrets en une journée. Et c'est bien là la principale qualité du jeu : sa diversité. On passe facilement des quartiers huppés aux buildings imposants avant de prendre l'air en cambrousse voisine. Pour se repérer, les développeurs de Criterion ont implanté la fonction GPS qui n'est plus à présenter, mais cette dernière est mal implantée car uniquement disponible en course. Il faut donc constamment se fier à la mini-carte qui manque de clarté, et on comprend bien mal pourquoi une fonction GPS n'a pas été rajoutée comme pour Test Drive Unlimited. Mais aussi belle et moderne, la ville de Paradise City ne serait rien sans les quelques soixante-quinze bolides qui accompagnent le jeu. Pour les puristes, il est regrettable qu'aucune licence ne soit de la partie, mais la modélisation des caisses s'inspirent de véhicules de renom réels. On retrouve les bâtiments de la version originale, à savoir ateliers de peinture, de réparation, de boost ou encore de stations-service.
Il y a de quoi faire
Burnout Paradise, dans sa version The Ultimate Box, propose un lot énorme d'épreuves. En parcourant la ville petit à petit, vous découvrez des tas de challenges. Cela va de la simple course en passant par la Traque (parvenir à un endroit de la carte en résistant aux assauts adverses), le parcours Burning (une course contre-la-montre menant à l'obtention d'un bonus) ou encore la Road Rage (accumuler un maximum de Takedown – qui consiste, on le rappelle, à envoyer valser les autres concurrents dans le décor). Le bon vieux à côté du jeu, à savoir les phases de bourrinage pures et dures, n'est pas oublié et c'est bien là l'essence de Burnout Paradise. En bref, on en prend plein les yeux et il est très difficile de s'ennuyer, même si on aurait souhaité une intelligence artificielle plus solide et agressive. Parmi les nouveautés de cet Ultimate box, on ne peut passer sous silence la présence des motos qui disposent de leurs propres épreuves. Elles ne sont qu'au nombre de quatre mais leur ajout a été très travaillé et révèle un gameplay très intéressant. En dehors de tout ça, il faut également signaler la présence d'obstacles à détruire et de tremplins à découvrir. Burnout Paradise The Ultimate Box est un jeu vraiment complet. Mais un détail agace toujours. L'excellent mode Crash est une nouvelle fois absent de cette version boostée. On retrouve le mode Showtime qui consiste à enchaîner des cascades pour faire grimper la somme des dégâts. Seulement, à la différence du mode Crash, la voiture est ici lancée en tonneaux et il faut toucher les éléments du décor grâce au principe de l'Aftertouch (le joueur donne une impulsion au véhicule pour accrocher des éléments du décor dans son sillon) bien connu des fans de la série.
Le Online au top
Pour beaucoup, Burnout Paradise vaut surtout pour son mode online excellent, et cette version Ultimate Box ne déroge pas à la règle, bien au contraire. On retrouve le principe de HUB qui permet de passer très vite d'une partie solo à des rixes endiablées en ligne. Via la croix directionnelle, il suffit de sélectionner l'option en ligne, pour être instantanément transporté sur les serveurs du jeu de Criterion. Pendant que le chargement s'effectue, il est toujours possible de continuer son petit tour pendant que les concurrents apparaissent. L'idée est excellente et les challenges à plusieurs sont juste passionnants. En effet, outre les sempiternelles courses à plusieurs, on peut s'adonner à une succession de challenges à parcourir en coopération. Le tout est immersif et il n'y a rien de tel qu'un bon vieux micro pour coordonner ses actions. Il est juste dommage que le nombre de participants soit limité à huit, d'autant plus qu'aucun lag intempestif ne vient ternir ce tableau. Signalons enfin l'absence d'un mode en écran splitté, atténué ici par la présence du mode Party (payant dans la version de base) qui consiste à se passer la manette (jusqu'à huit) pour réussir diverses épreuves. Amusant mais à notre sens, ça ne remplace par le bon vieux mode de jeu à deux ou plusieurs.
Un an après, ça donne quoi ?
Ben, c'est toujours aussi beau. Que ce soit en matière de modélisation ou d'effets spéciaux, Burnout Paradise The Ultimate Box en met plein la vue, et se permet d'afficher une animation absolument dantesque. Fluide en toutes circonstances, on regrette juste que certains pans de la ville soient un peu vides. De même, la ville semble franchement morte. On ne dénombre aucun piéton sur les trottoirs et les artères de la ville auraient gagné à être un peu plus encombrées. L'interface générale est de qualité, d'un point de vue visuel, mais manque parfois de lisibilité. Heureusement, le tout est rattrapé par de jolies textures, qui sont encore plus belles en mouvement lors des crashs de votre véhicule. Bon, parmi les choses qui énervent, on peut signaler le pilote ou la pilote de la moto qui disparaît complètement en cas de crash. C'est bien simple, on se plante et le bonhomme s'évapore comme par magie. Etrange, mais compréhensible dans le cadre d'un élément non implanté dans le jeu de base. On apprécie l'ajout d'un cycle jour/nuit qui, s'il n'apporte pas grand-chose, permet néanmoins de varier les joutes automobiles.
En bref, Burnout Paraside reste fidèle à lui-même : efficace ! On regrette qu'un mode crash ne fasse pas parti des nouveautés de cette Ultimate Box, mais ça serait allé bien trop vite en besogne de dire que le jeu de Criterion manque de répondant. Et forcément, pour moins de quarante euros, il y a de quoi être satisfait
Gameplay
17/20
Toujours aussi efficace, les commandes répondent à la perfection et on prend un plaisir phénoménal à débouler à toute vitesse dans les rues de Paradise City. On aurait pu craindre une réaction un peu bizarre des motos, mais il n'en est rien. Les cylindrées, malgré leur nombre restreint, se laissent parfaitement dominer. On regrette juste que les défis, aussi intéressants soient-ils, ne soient pas plus variés.
17
Graphismes
16/20
Malgré une année d'âge, Burnout Paradise reste un titre très chatoyant. Les effets visuels font toujours mouche et on apprécie la variété de la ville. En dehors des attributs purement visuels, notamment les impressionnants carambolages, le titre de Criterion est un modèle de fluidité et d'animation rapide. Ca va vite, ça bouge bien et on n'est jamais perturbé par des ralentissements intempestifs.
16
Bande-Son
16/20
Là encore, comment se plaindre des musiques présentes dans le jeu ? Avec une ouverture signée Guns N'Roses et des groupes dans la même veine, la bande son de Burnout Paradise The Ultimate Box fait du bien aux cages à miel. Bon ok, on trouve aussi du Avril Lavigne, mais y en a qui aime.
16
Durée de vie
16/20
Le mode solo est assez intense et le nombre de challenge à parcourir est conséquent. Une fois celui-ci terminé, vous pouvez vous rabattre sur le mode online, parfaitement intégré au reste, qui promet de longues heures de jeu supplémentaires.
16
Note Solo
15/20
Dans sa partie solo, Burnout Paradise The Ultimate Box s'en tire avec les honneurs. On regrette juste que les épreuves manquent parfois de peps et surtout s'avèrent assez redondantes dans leur façon d'être appréhendées… et ce, malgré leur variété. On termine donc assez vite tous les challenges, sauf certains qui demandent une dextérité importante.
15
Note Multi
16/20
La quintessence de Burnout Paradise The Ultimate Box est obtenue grâce à la qualité de la partie online. Via la touche directionnelle, il suffit de se déplacer dans le menu prévu à cet effet pour être aussitôt lancé face à d'autres concurrents venus du monde entier. Seul bémol, leur nombre est restreint à sept en plus de vous.
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CONCLUSION
16/20
A 35 euros, ce Burnout Paradise The Ultimate Box reste un titre de qualité. Certes, en un an, il a un peu vieilli et certaines épreuves finissent par être lassantes. Malgré cela, on ne peut que prendre plaisir à parcourir les nombreuses artères de Paradise City, d'autant plus que l'apport du contenu est un plus non négligeable. Les motos se conduisent parfaitement, ça va vite, ça bouge très bien et l'aspect online du soft est particulièrement soigné. Un titre à avoir dans sa ludothèque, surtout à ce prix.
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