Preview Premier contact
Red Dead Redemption
Cet article est séparé en deux : une première partie "hands-off" (aka "on touche avec les yeux") et une seconde avec prise en main datant de fin janvier.
Preview du 18/12/2009 :
En parallèle de la récurrente et juteuse, mais néanmoins qualitative, licence GTA, Rockstar s'essaie à des genres nouveaux. Enfin pas si nouveaux que ça, puisqu'il s'agit souvent de jeux à mondes ouverts. Ici encore, la résurrection de la licence Red Dead, rachetée à Capcom, se fera par la voie de la liberté, ses ambitieux développeurs souhaitant "redéfinir le jeu à monde ouvert", tout en proposant "la carte la plus grande jamais créée" dans un jeu du genre. Vous pouvez ressortir chapeau, chemise, bottes et éperons et venir à la rencontre des grands espaces dans les Etats-Unis du début du 20ème siècle, tandis que nous vous narrons nos impressions après une heure de démo commentée.
Il était une fois dans l'Ouest
La période western/cowboys et conquête de l'Ouest touche à sa fin. La technologie commence à rattraper les garçons de vaches et les desperados, qui vivent donc leurs derniers moments de gloire. Vous incarnez John Marston, bandit plus ou moins repenti, dont la mission de fond consistera à retrouver les anciens membres de sa bande pour une raison encore quelque peu obscure. Vos pérégrinations vous mèneront sur trois immenses territoires, dont un à la frontière du Mexique et qu'il nous a été possible de voir : Nuevo Paraiso. Il est possible de traverser toutes ces zones sans le moindre temps de chargement et est a priori accessible tout ce qui est visible.
Si ces grandes étendues seront évidemment parsemées de villes et villages, un important effort a été fait chez Rockstar pour rendre leur traversée intéressante. Un premier point concerne le système de campements, que vous pourrez établir pour sauvegarder et faire le plein de munitions et de provisions. Point intéressant, chaque campement sera conservé d'une partie à l'autre et vous pourrez retrouver et utiliser vos anciens lieux de villégiature en vous baladant. Ceux-ci sont également améliorables moyennant finance, afin de proposer plus de munitions et autres améliorations esthético-pratiques.
La seconde idée ayant pour but de rendre vos voyages plus attrayants est l'apparition d'événements aléatoires sur votre chemin. Diligence sur le point d'être détroussée, voyageur en perdition ou bandits appréhendés par l'armée sont autant de scènes auxquelles vous pourrez choisir de prendre part ou non, pour le camp de votre choix, avec des conséquences que nous aborderons plus loin. Si l'idée de ces petites missions annexes est bonne, on espère en revanche que la variété sera de mise et les récompenses motivantes, car elles pourraient dans le cas contraire très vite devenir systématiquement facultatives.
La place de John dans ce monde impitoyable est en partie liée à deux paramètres : l'Honneur et la Réputation. Le premier dépendra du degré de moralité de vos actes : si, au cours d'une mission quelconque ou même dans la rue, vous choisissez d'aider des bandits ou de sauver des innocents, d'attaquer l'armée ou de capturer les bandits vivants, votre jauge d'Honneur chutera ou grimpera. Un Honneur bas vous rendra forcément plus recherché et vous fera perdre l'appui de l'armée, mais vous permettra par exemple de gagner plus facilement de l'argent. La Réputation, quant à elle, sera liée à vos coups d'éclat, vos victoires, même si ses mécaniques et son rôle, qualifié de central par Rockstar, restent encore flous. Elle rendra cependant les gens plus à même de vous aider, mais également plus susceptibles de vous provoquer en duel.
En plus des missions aléatoires, d'autres tâches pourront vous être confiées au du bureau du shérif, par un système d'affiches "Wanted" qu'il vous suffira d'arracher pour les ajouter à vos objectifs. Le bureau du shérif se trouve logiquement dans la ville et les quelques lieux habités que nous avons pour le moment pu voir étaient particulièrement convaincants, de par la vie qui y régnait et la qualité de leur design. La vie se retrouve également hors des villes, à travers un écosystème qu'on nous promet très important dans le jeu, mais pour lequel il nous faudra encore patienter avant d'en savoir plus.
Cette vie, ces villes ou ces paysages sont particulièrement jolis à l'œil. Le progrès par rapport à GTA IV semble évident et les personnages et leurs animations sont franchement beaux. Rockstar nous vante également les mérites de son moteur physique maison amélioré, qui permet de faire du ragdoll qui déboîte. Rien de révolutionnaire par rapport à ce que fait la concurrence, en fait, mais un bon point pour la crédibilité.
Zelda HD
Pour vous tenir compagnie tout au long de l'aventure, vous pourrez faire appel à votre Epona perso. Au programme, capture et dressage vous permettront d'obtenir différents canassons aux capacités (vitesse, endurance, résistance...) variables, dont le principal rôle sera de raccourcir des distances autrement particulièrement grandes. Il sera logiquement possible de se battre sur leur dos, mais également de les siffler lorsque vous vous en serez un peu trop éloigné. Fort commode quand un petit malin s'essaie au horse-jacking après vous avoir appâté en se faisant passé pour un pauvre mendiant, puis s'enfuit avec votre monture. Quelques petits détails de cohérence restent à peaufiner, comme ce cheval revenant en trois secondes de votre droite après avoir galopé à perte de vue vers votre gauche.
Autre référence/emprunt à Zelda, le principe des cartes au trésor, trouvables par divers biais, qui, grâce à un système de dessins du paysage/indices comparable à celui de The Wind Waker, vous permettra de mettre la main sur diverses richesses et autres joyeusetés. Un dernier rapprochement qui pourrait être fait (à tort, je vous le concède) avec la série de Nintendo est la présence de mini-jeux, ici dans les saloons, comme le Black Jack, le Poker, les jeux à boire, le couteau entre les doigts, les prostituées... La paternité est cependant bien sûr à chercher du côté des GTA.
Wanted
Si je faisais allusion plus tôt à la possibilité de chasser des bandits recherchés, il pourra également vous arriver d'être vous-même recherché. Une jauge "WANTED" s'affichera alors à l'écran, se vidant avec le temps et l'éloignement de vos poursuivants, le port astucieux d'un foulard permettant qu'elle descende encore plus vite. Cependant, contrairement à ce qui se passe dans un GTA, celle-ci ne disparaîtra pas tant que vous n'aurez pas obtenu et fait envoyer aux instances compétentes une lettre de grâce, que vous pourrez récupérer en filant un coup de main aux bonnes personnes ou en les soudoyant. Il n'est donc pas impossible de traverser tout le jeu en étant recherché, ce qui impliquera que des patrouilles seront toujours envoyées à votre recherche et vous serez à tout moment susceptibles d'être attaqué par des chasseurs de prime. Petit regret, il semblerait que commettre un crime foulard au visage ne vous dispense pas de cette jauge une fois le bout de tissu retiré...
Je ne peux finalement pas vous laisser partir sans un mot sur le Dead Eye, qui ralentit le temps de manière similaire à ce qui se fait dans un Stranglehold et vous permettra de marquer un certain nombre de cibles, puis de les exécuter à la vitesse de la lumière une fois le ralenti coupé. Un outil bien commode et toujours classe, dont il faudra comme toujours surveiller la jauge afin de ne pas se retrouver à sec au mauvais moment.
Si les premiers retours du jeu et les quelques visuels que nous avions pu avoir laissaient espérer un résultat convaincant, il faut avouer que Red Dead Redemption nous a bien plus séduits que nous l'aurions cru. Immense, apparemment varié dans ses décors et ses possibilités, beau, classe, il réunit un certain nombre d'atouts qui savent donner envie. Nous attendons bien sûr d'en savoir plus avant de donner un avis certain, notamment sur le multi dont ne nous savons encore rien, ainsi que ce mystérieux système de Réputation, mais les bases de cette version datant de fin novembre laissent espérer de très bonnes choses d'ici le 30 avril prochain.
Hands-on du 21/01/2010 :
Après nous avoir fortement mis l'eau à la bouche début décembre, Rockstar nous rappelait en ce mois de janvier pour, enfin, nous permettre de toucher à Red Dead Redemption sur une version 360. Y a pas à dire, toucher à des jeux trois mois avant vous et se moquer par la même occasion, on ne s'en lasse pas... Comment ? Ah, oui, excusez-moi, je recommence. C'est guidé par notre faim de journalisme et de scoops, ainsi que notre soif inextinguible d'infos fraîches et croustillantes à vous fournir que nous rejoignions donc une nouvelle fois le charismatique John Marston dans les vastes plaines du Far West, pour en prendre maintenant les commandes. C'est bon, j'suis plus viré ?
Encore mieux
Outre quelques détails supplémentaires sur le scénario que nous vous épargnerons afin de vous en garder la surprise (ne vous attendez pas pour autant à des merveilles d'inventivité), ce deuxième contact avec Red Dead Redemption a été l'occasion d'être rassurés sur un certain nombre de points plus ou moins importants. Concernant l'ambiance sonore, notamment, assurée à la fois par une musique franchement sympa et adaptée à l'ambiance, comme le veut la tradition chez Rockstar, et par des doublages de premier ordre. Chaque personnage, Marston en tête, possède un caractère et un charisme particuliers qui le rendent attachant ou crédible. Du moins pour la version anglaise, seule que nous ayons pu entendre pour le moment. Par rapport à la build du jeu que nous avions pu regarder deux mois plus tôt, celle-ci apparaissait clairement plus fluide et plus détaillée. Quelques textures souffraient encore d'un très léger clipping, mais rien de grave ou qui ne puisse être résolu avant la sortie du titre.
Avant de nous lâcher la manette, une petite démonstration de mission nous a été faite, consistant à aider l'armée à atteindre un repère de guérilleros révolutionnaro-indépendantistes, dans une phase de shoot en hide and cover rappelant les classiques du genre, mais très bien mise en scène au level design plutôt efficace. L'occasion d'observer que les développeurs ont tenté de faire des PNJ alliés autre chose que l'habituelle chair à canon qu'ils font. Si vous vous traînez, ceux-ci ne vous attendront pas et nettoieront la zone. Certains verront un pas de plus vers la casualisation, les autres un gain en crédibilité et en motivation, histoire de ne pas se faire battre par des PNJ au QI négatif.
A moi, à moi !
Puis enfin, la tant attendue prise des commandes. Ou presque. Tout d'abord, regarder un collègue faire la rencontre d'un shérif dans la plus pure tradition des Sergio Leone, puis l'accompagner à cheval se débarrasser d'une crapule preneuse d'otage. Quand notre tour arrive enfin, c'est pour faire la connaissance d'un Irlandais bourré ("L'Irlandais" pour les intimes) qui nous guidera vers une mine afin de trouver une Gatling (mitrailleuse à manivelle, pour les incultes). Le trajet à cheval se fait sans encombre, même si la prise en main diffère sensiblement des véhicules auxquels GTA IV nous avait habitués, d'autant que maintenir un bouton suffit pour suivre paisiblement notre guide. Si l'on décide de partir à l'aventure ou de taper une petite pointe avec sa monture, il faut veiller à ne pas trop la fatiguer, sous peine de se recevoir des coups de tête et autres ruades ; il en va de même pour les rochers, à esquiver si possible. La quête de notre arme de précision donne lieu à la traversée d'une mine et à sa dépopulation active dans des phases de shoot à la prise rappelant sans surprise celle de GTA IV. On est donc en terrain connu et on s'amuse à dégommer tout ce qui bouge ou explose (lampes à pétrole, TNT), profitant de munitions et de vie infinies, activées pour éviter de frustrer les petits journalistes fragiles que nous sommes. Une fois notre butin embarqué dans un wagonnet, le retour se fait en poussant ledit wagonnet jusqu'à l'extérieur, donnant lieu à des séquences de tir telles que le rail shooting n'avait pas aussi bien porté son nom depuis bien longtemps. On en profite pour mettre à profit le fameux Dead Eye évoqué précédemment, qui permet alors d'enchaîner les tirs rapides après avoir ralenti l'action le temps de sélectionner les points d'impact. Dommage qu'il ne soit possible de tirer que sur les ennemis, empêchant donc d'exploser un petit baril d'explosifs dans la manœuvre.
Au moment de rendre (sous la menace d'un coup de batte de baseball) le pad, il est difficile de ne pas être une nouvelle fois conquis par l'immensité du jeu et la variété du gameplay. Tous ces petits détails qui font l'immersion, de l'animation particulièrement détaillée aux vautours qui apparaissent après une fusillade, en passant par les défis consistant à tuer lesdits vautours ou autres espèces de la faune, on a toujours autant hâte de voir le résultat final. Quand bien même cette prise en main ne nous aura, finalement, pas tant appris de nouvelles choses que rassurés sur la qualité d'une gameplay éprouvé.
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Ya pas à dire c'est joli. Quand il a le snipe le décor fait aquarelle par contre.
Sinon il a l'air bien sympa ce petit jeu.il y a 2 années -
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Je l'attends de pied ferme celui-la. Un GTA mais version western, ca va être dément.
Vive les GTA-like
il y a 2 années
Fiche jeu
Red Dead Redemption
- 360
- Genres : Action
- Sortie FR : 21 mai 2010
- Meilleur prix (neuf) : 23,79 EUR
- Vous dirigez John Marston, un cowboy anciennement malfrat qui est sur la route de la rédemption. Pour cela, vous devez retrouver vos anciens amis et vous y êtes obligés parce que votre petite amie a été enlevée par une organisation nommée le Bureau.
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